Catalogue
Volume I et III des nouvelles :
Du même auteur :
et autres nouvelles

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Valeurs actuelles, 8 septembre 2011
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D.H. Lawrence l'incendiaire
Trois livres remettent à l'honneur l'écrivain britannique, dont le génie rageur et prolixe traversa son époque avec brio.
[…] Convergence d’attention, Lawrence est encore à l’honneur au Bruit du temps : outre les magnifiques Croquis étrusques, il y a quelques mois, cette jeune maison d’édition a entrepris de publier ses nouvelles complètes, dont voici le deuxième volume, dans une traduction de Marc Amfreville. Une des nouvelles a pour titre « L’épine dans la chair », un titre qui, de l’aveu même de Lawrence, eût pu convenir à la plupart des autres du recueil. La citation de saint Paul à quoi il fait allusion est familière aux lecteurs protestants : « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. »
Peut-être n’est-ce pas trop conjecturer que de voir en cet ange des ténèbres le gardien de l’ancien éden, celui de l’innocence de la chair, ce « repos d’une paix sans mélange » perdu à peine entrevu, où les hommes délivrés d’eux-mêmes parleraient enfin le même langage que « les lilas violets qui se pressent sur les pelouses vertes » ou que « les montagnes brillant dans le silence, pures, comme façonnées dans le minerai du ciel… »
Philippe Barthelet
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Artpress, n°379, juin 2011
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D.H. Lawrence, L'Officier prussien et autres nouvelles
« Puissance » est le mot employé par les contemporains de Lawrence pour qualifier sa littérature, que ce soit pour la louer ou pour – le plus souvent – la condamner. C'est ce qu'on apprend dans les notices qui accompagnent ce deuxième tome d'une réédition complète, dans une nécessaire nouvelle traduction (Lawrence a souvent été massacré en français) de ses nouvelles, réédition qui s'appuie sur l'édition anglaise de référence établie par l'université de Cambridge. C'est en effet presque exténué par l'emprise des atmosphères décrites et par la force des sentiments exprimés, que le lecteur s'arrache à un livre de Lawrence. Celui-ci lui a fait partager son urgence d'écriture, lui qui écrivait beaucoup et vite, et corrigeait, et réécrivait plusieurs versions, et il lui a fait aimer son style qui passe abruptement de la plus somptueuse métaphore à la plus confondante étourderie. Ainsi, j'aime, moi, ces répétitions qu'on lui a parfois reprochées et que je perçois moins comme une négligence que comme une façon de me considérer vraiment comme une interlocutrice ; le lecteur de Lawrence n'est pas anonyme, il est pris à partie : « mets-toi bien ça dans la tête », semble lui dire l'auteur.
Les nouvelles de ce recueil furent écrites quand Lawrence avait entre vingt-cinq et trente ans. La plupart campent de jeunes adultes suffoqués par leurs désirs et pétrifiés dans leur pudeur. Il s'en dégage un érotisme… puissant. Je recommande leur lecture aux hommes parce que l'évocation des figures féminines est d'une troublante perspicacité. Je la recommande aux femmes parce que la description des corps d'hommes est d'une tout aussi troublante beauté.
Catherine Millet
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Ouest France, Morbihan, 15 avril 2011
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L'Officier prussien de D.H. Lawrence
Dans ce deuxième volume de nouvelles, D.H. Lawrence entrelace les vies individuelles, leurs bonheurs, leurs échecs, leurs faillites, avec les forces profondes de la nature. Outre L'officier prussien, on y retrouve l'exotisme étrange de Un fragment de vitrail, et la magnifique nouvelle qui clôt le recueil, Le parfum des chrysanthèmes. Ces douze nouvelles paraissent dans une traduction entièrement nouvelle due à Marc Amfreville (prix de traduction Maurice Edgar Coindreau en 2005).
Nouvelles complètes, II
Nouvelle traduction de l'anglais
par Marc Amfreville
Texte et appareil critique
de l'édition de Cambridge
Format : 135 x 205
376 pages • 24,40 euros
ISBN : 978-2-35873-024-2
Mise en vente : 24 février 2011
