Catalogue

 

 

 

 

 

Du même auteur  :

 

Athènes et Jérusalem

 

Léon Chestov (1866-1938).

La Pensée du dehors

 

La Philosophie de la tragédie.

Dostoïevski et Nietzsche

 

Qu’est-ce que le bolchevisme ?

 

Shakespeare et son critique Brandès

 

Sur la balance de Job.

Pérégrinations à travers les âmes

 

 


Le Pouvoir des clés

Léon Chestov   

Léon Chestov, Le Pouvoir des clés

Cette parution est la première d’une série de rééditions et de publications d’inédits de Chestov prévues au Bruit du temps, sous la direction de Ramona Fotiade, présidente de la Société d’études Léon Chestov, professeur à l’université de Glasgow.

Tome VII des œuvres telles que Léon Chestov les avait lui-même ordonnées, Le Pouvoir des clés marque un tournant dans l'œuvre du philosophe russe, désormais plus ouvertement orientée vers le questionnement de la foi. Le pouvoir des clés, pour Chestov, c’est ce droit que s’arroge chaque homme, qu’il soit catholique ou athée, d’ouvrir pour lui-même et pour ses proches les clés du royaume des cieux, de croire que, s’il fait le bien, il obtiendra le paradis. Or, pour Chestov, l’homme doit renoncer à l’idée que ce pouvoir est entre ses mains, la vérité ne commence qu’au moment où la raison perd pied. On la trouve chez ces hommes (de Plotin à Nietzsche, de Shakespeare à Dostoïevski) qui, à un moment de leur vie, ont perdu toutes les clés et ont connu une expérience qui est de l’ordre de la révélation.
Comme tous les livres de Chestov, et comme les grands livres de Nietzsche, Le Pouvoir des clés est construit sans esprit de système, en courts chapitres qui sont autant de petits essais, brillamment écrits, sans jargon philosophique. Il contient en outre le premier article de Chestov sur Husserl, écrit dès 1916. Husserl, avec son projet d’établir définitivement « la philosophie comme science rigoureuse », est pour Chestov l’adversaire absolu – mais les deux philosophes s’estiment et se rencontrent à plusieurs reprises. « Memento mori » contribua, lors de la parution de sa traduction en 1925, à l’introduction de la phénoménologie en France.


« Chestov démontre sans trêve que le système le plus serré, le rationalisme le plus universel, finit toujours par buter sur l’irrationnel de la pensée humaine. Aucune des évidences ironiques, des contradictions dérisoires qui déprécient la raison ne lui échappe. Une seule chose l’intéresse et c’est l’exception, qu’elle soit de l’histoire du cœur ou de l’esprit » ( Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, 1942).

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Traduction du russe par Boris de Schloezer


Nouvelle édition présentée, corrigée et annotée par Ramona Fotiade

Index


Format : 135 x 205
520 pages • 29,50 euros


ISBN : 978-2-35873-020-4
Mise en vente : 30 septembre 2010