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Du même auteur :

Le Manteau de Fortuny

 

 


Homère au royaume des morts a les yeux ouverts
Gérard Macé    

Dès le poème-titre, Gérard Macé place son recueil sous le signe d’un autre royaume, où tout est inversé. La poésie est fille de la nuit, comme les songes (ou comme le 7e art), elle naît de l’obscurité. Le royaume des morts est aussi celui de la vision. Le poète est un conteur qui, comme cet autre écrivain aveugle, Borgès, entretisse inlassablement les images, les récits qu’il tire de sa mémoire de lecteur, en une mythologie très personnelle, où les enfants de La Nuit du chasseur rejoignent la figure d’Ophélie dérivant au fil de l’eau. Avec ces poèmes écrits dans une langue musicale, d’une grande simplicité, nous entrons sans peine aucune dans un monde où les frontières entre réel et légendaire s’effacent : ainsi une chaussure oubliée sur le trottoir évoque-t-elle tour à tour Empédocle et Cendrilllon ; ainsi les souvenirs d’enfance nous reconduisent-ils à un monde qui était celui des prophètes. Dans la seconde partie du recueil, « Les restes du jour », les poèmes sont simplifiés à l’extrême, réduits à une ou plusieurs choses vues ou lues, à une ou plusieurs images qui déclenchent la rêverie, à la manière d’une phrase musicale qui résonnerait très longtemps en nous. Mais, dans l’ultime section, « La fin des temps comme toujours », ils reprennent de l’ampleur, portés par « l’énergie du désespoir qui redonne la force de vivre ». Gérard Macé y donne la parole à la part de lui-même effarée par les horreurs de l’histoire ou par le spectacle présent d’un monde qu’il décrit au passé, comme pour mieux le tenir à distance, celui où « enfermés dans des cages de verre, de puissants imbéciles à la voix douce, nous lisaient les images du jour ».

 

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Format : 135 x 205
80 pages • 16 euros



ISBN : 978-2-35873-076-1
Mise en vente : 20 février 2015